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La longue histoire de violence paramilitaire et d’impunitĂ© de l’ORCAO


September 27, 2021
De parte de Radio Zapatista
1,517 puntos de vista
27 sep 2021

15 septembre 2021

Samedi dernier, le 11 septembre 2021, comme le dĂ©nonce le RĂ©seau Ajmaq, deux membres du Conseil de bon gouvernement « Patria Nueva », du Caracol 10 (Ocosingo), ont Ă©tĂ© sĂ©questrĂ©s par l’Organisation rĂ©gionale des cafĂ©iculteurs d’Ocosingo (ORCAO). À ce jour, les autoritĂ©s zapatistes, JosĂ© Antonio SĂĄnchez JuĂĄrez et SebastiĂĄn NĂșñez PĂ©rez, sont portĂ©s disparus. Du Collectif Radio zapatiste, nous lançons un appel Ă  la solidaritĂ© nationale et internationale pour exiger leur libĂ©ration immĂ©diate.

L’ORCAO, dĂ©noncĂ©e de maniĂšre rĂ©pĂ©tĂ©e par les Conseil de bon gouvernement comme Ă©tant une organisation paramilitaire, agresse les communautĂ©s zapatistes depuis plus de 20 ans avec une violence croissante et en totale impunitĂ©.

L’ORCAO a Ă©tĂ© fondĂ©e en 1988 par 12 communautĂ©s de la municipalitĂ© d’Ocosingo, au Chiapas, comme une organisation de lutte lĂ©gitime qui revendiquait de meilleurs prix pour le cafĂ© et une solution aux conditions rudimentaires de l’agriculture. En peu de temps, de nombreuses communautĂ©s supplĂ©mentaires l’ont rejointe. Pendant des annĂ©es, l’ORCAO a entretenu des liens avec le zapatisme. Pourtant, ces derniers ont Ă©tĂ© rompus quand, Ă  la fin des annĂ©es 90, l’organisation, comme tant d’autres, a cĂ©dĂ© Ă  la tentation de nĂ©gocier des aides gouvernementales et des postes publics en Ă©changes de faveurs.

La rupture s’est agravĂ©e avec l’arrivĂ©e de Pablo Salazar au poste de gouverneur du Chiapas en 2000. L’ORCAO a alors abandonnĂ© la lutte et s’est alliĂ©e avec le gouvernement, rompant avec l’EZLN pour avoir accĂšs Ă  l’argent public.

À partir de ce moment, les agressions sont devenues de plus en plus frĂ©quentes et violentes.

Nous faisons ici un résumé de ce qui a marqué la trajectoire de violence de cette organisation depuis cette époque.

En juin 2002, environ 70 membres de l’ORCAO ont attaquĂ© avec des pierres, des gourdins, des fusils, des chaĂźnes et des machettes des bases d’appui zapatistes Ă  Nuevo Poblado Javier LĂłpez, municipialitĂ© autonome de Francisco GĂłmez, avec la complicitĂ© et le soutien de la police.

En juin 2002, des membres de l’ORCAO de SibacĂĄ ont dĂ©truit deux hectares de culture de la municipalitĂ© autonome Primero de Enero, en plus de dĂ©molir des clĂŽtures Ă  PomalĂĄ, de menacer les habitants de LĂłpez-Chamizal, d’expulser des zapatistes de UcumiljĂĄ y Ja’ten’chib (Ocosingo) et de les forcer Ă  quitter leurs maisons Ă  coups de feu Ă  San Pedro Buena Vista (SitalĂĄ), les dĂ©pouillant ainsi de 30 hectares de terres et leur volant leurs maisons et leurs biens.

En janvier 2009, alors que l’EZLN cĂ©lĂ©brait le Festival de la digne rage Ă  San CristĂłbal de Las Casas, des membres de l’ORCAO ont attaquĂ© et essayĂ© de prendre Ă  des bases d’appui zapatistes, un terrain de 500 hectares Ă  Bosque Bonito, municipalitĂ© autonome Che Guevara. Peu aprĂšs, 220 personnes de l’ORCAO, Ă  bord de 19 camions et camionnettes, ont essayĂ© de pĂ©nĂ©trer de force dans le caracol de Morelia. A peu prĂšs aux mĂȘmes dates, l’ORCAO a aussi bloquĂ© aussi le passage Ă  des zapatistes qui transportaient du bois pour la construction de nouveaux espaces pour l’école autonome de Primero de Enero.

En avril de la mĂȘme annĂ©e, pendant que la police de secteur et le groupe paramilitaire OPDDIC attaquaient et harcelaient les zapatistes autour des cascades d’Agua Azul, des membres de l’ORCAO menaçaient de mort les zapatistes, essayaient de brĂ»ler le magasin collectif du carrefour de CuxuljĂĄ (acte effectuĂ© en aoĂ»t 2020) et incendiaient 60 hectares.

A la fin de cette annĂ©e, les Conseils de bon gouvernement de La Garrucha et de Morelia ont dĂ©noncĂ© le fait que l’ORCAO avait organisĂ© un groupe pour se rendre maĂźtre du marchĂ© paysan d’Ocosingo, en expulsant les zapatistes.

En juillet 2011, des membres de l’ORCAO ont envahi des terres rĂ©cupĂ©rĂ©es par l’EZLN dans la localitĂ© d’El ParaĂ­so, et ce, aprĂšs diverses attaques antĂ©rieures, entre mars et juin 2011, au cours desquelles ils ont dĂ©truit 4500 plants de cafĂ©, un demi-hectare de canne Ă  sucre et un demi-hectare de maĂŻs, en plus d’avoir volĂ© du bĂ©tail, du fil de fer, et d’avoir coupĂ© du bois. En juin de cette mĂȘme annĂ©e, des membres de la ORCAO ont sĂ©questrĂ© et torturĂ© deux zapatistes Ă  Ocosingo.

En aoĂ»t 2011, des paramilitaires de l’ORCAO ont dĂ©truit une maison destinĂ©e aux observateurs dans la communautĂ© de l’Ejido Patria Nueva, qui appartenait alors au caracol de Morelia. Ce mĂȘme mois, 12 groupes armĂ©s de la ORCAO ont agressĂ© des bases d’appui zapatistes avec des armes Ă  feu, des pierres et des bĂątons.

En mai 2012, la JBG de Morelia a dĂ©noncĂ© des confiscations de terres par l’ORCAO dans les municipalitĂ©s autonomes du 17 Novembre et de Lucio Cabañas. En aoĂ»t de la mĂȘme annĂ©e, l’ORCAO a rĂ©alisĂ© plusieurs attaques armĂ©es contre des bases d’appui zapatistes, selon la JBG de Morelia.

En juillet et en aoĂ»t 2014, des membres de l’ORCAO ont menĂ© une sĂ©rie d’attaques et ont expulsĂ© des bases d’appui zapatistes de la municipalitĂ© autonome de San Manuel, caracol de La Garrucha, juste avant que ne se rĂ©alise le partage entre peuples originels du pays au caracol de la Realidad, en aoĂ»t de cette annĂ©e. (voir Action urgente du Frayba.)

Le 23 fĂ©vrier 2020, des membres du CongrĂšs national indigĂšne (CNI) des communautĂ©s de San Antonio Bulujib y Guaquitepec, de la municipalitĂ© de ChilĂłn, y compris deux bĂ©bĂ©s, ont Ă©tĂ© frappĂ©s et sĂ©questrĂ©s par des membres de l’ORCAO et du groupe paramilitaire Los Chinchulines, ainsi que des membres du parti MORENA, en reprĂ©sailles pour avoir participĂ© aux JournĂ©es en dĂ©fense du territoire et de la Terre MĂšre ” Nous sommes tous et toutes Samir” (voir dĂ©nonciation du CNI).

Le 22 aoĂ»t 2020, des membres de l’ORCAO ont saccagĂ© et incendiĂ© deux entrepĂŽts de maĂŻs et de cafĂ© appartenant Ă  des bases d’appui zapatistes, au carrefour de CuxuljĂĄ, entre Oxchuc y Ocosingo, dans la municipalitĂ© autonome de Lucio Cabañas, ce qui a dĂ©chenchĂ© une forte condamnation nationale et internationale.

(Voir le rapport de la Caravane solidaire des communautés zapatistes de Moisés Gandhi et de Nuevo San Gregorio. Voir aussi ce reportage de Avispa Mídia et cet autre en Pie de Pågina).

Le 8 novembre de cette mĂȘme annĂ©e, l’ORCAO a sĂ©questrĂ© et torturĂ© le base d’appui zapatiste FĂ©lix LĂłpez HernĂĄndez, libĂ©rĂ© grĂące Ă  la pression nationale et internationale quelques jours plus tard. Dans la mĂȘme dĂ©nonciation, la JBG de Patria Nueva affirme que l’ORCAO a reçu des aides du gouvernement pour construire une Ă©cole, mais qu’elle les a utilisĂ©es pour acheter des armes de gros calibre, avec la probable complicitĂ© du gouvernement de la 4T.

En janvier 2021, le Centre de droits humains Fray BartolomĂ© de Las Casas rapportait de nouvelles agressions armĂ©es de l’ORCAO Ă  l’encontre de la communautĂ© MoisĂ©s Gandhi. En avril de cette mĂȘme annĂ©e, alors qu’ils se rendaient Ă  une rĂ©union Ă  Palenque, deux membres de ce Centre de droits humains ont Ă©tĂ© sĂ©questrĂ©s dans le village de San Felipe, habitĂ© en majoritĂ© par des membres de l’ORCAO, ce qui fait que tout indique que c’était un acte en reprĂ©sailles du travail de documentation du Centre de ce Centre.

Ce n’est pas un hasard que la sĂ©questration des deux membres du Conseil de bon gouvernement du Caracol 10 Patria Nueva se fasse dans le contexte de la TraversĂ©e pour la Vie, juste au moment oĂč la dĂ©lĂ©gation aĂ©rienne zapatiste arrive Ă  Vienne pour commencer une sĂ©rie de rĂ©unions avec des collectifs et des organisations de gauche sur le territoire europĂ©en. Face Ă  la lutte pour la vie, la violence paramilitaire impunie est incitĂ©e par le gouvernement de la soi-disant QuatriĂšme Transformation.

Nous nous joignons Ă  l’exigeance de la libĂ©ration immĂ©diate de JosĂ© Antonio SĂĄnchez JuĂĄrez et de SebastiĂĄn NĂșñez PĂ©rez, et de la fin des agressions et de l’impunitĂ© dont jouit l’Organisation rĂ©gionale des cafĂ©iculteurs d’Ocosingo (ORCAO).




Fuente: Radiozapatista.org
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